L'Heure Violette, cédée pour briser le silence
- Hélène Perry
- 19 juin
- 2 min de lecture
Le 16 juin, sur le rooftop de Ma Biche sur le Toit, j'ai cédée l'une de mes œuvres.
L'Heure Violette — un triptyque — a été mise aux enchères lors de la première édition du gala de La Bonne Idée.

Elle est partie à 2 000 euros, intégralement reversés à l'association.
Ce soir-là, la cause passait avant l'image. Le gala soutenait Speak Up, un dispositif de médiation thérapeutique numérique imaginé par les équipes soignantes du CHU de Toulouse, pour aider les enfants et adolescents victimes de violences à poser des mots là où, le plus souvent, le silence s'installe. Le projet est porté par l'association Le Baobab, présidée par le Dr Agnès Suc et parrainée par le chef Michel Sarran.
La vente était orchestrée par Me Guillaume Suduca.
Quand on m'a parlé de Speak Up, ce triptyque s'est imposé tout seul. Je l'ai imaginé et crée, comme un écho au silence dans lequel se trouvent les victimes.
L'Heure Violette, c'est cette heure de crépuscule où les silhouettes se dissolvent, où l'on ne distingue plus vraiment qui se tient encore là, la bascule entre le dissible et l'indissible, le visible et l'invisible
Rendre une présence, une voix, à celles et ceux que la violence a fait taire : l'œuvre et la mission se répondaient sans que j'aie à forcer quoi que ce soit.
Elle n'était pas seule à changer de mains. Une photographie d' artiste anonyme, et une création née de la rencontre entre Raphaëlle Germain, maroquinière française, et l'artiste Jazzu autour du modèle « Ginger » complétaient la vente. De belles pièces, pour une belle raison.
Je repars de cette soirée avec une conviction simple : une image peut faire plus que se regarder. Elle peut prendre parti.
→ Le récit de la soirée dans La Dépêche : lire l article
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